Poem
Les rimes me fuient, Les vers se cachent. Je suis seule et je m'ennuie, Et même les mots me lâchent. Vils traîtres, Ils ne m'aiment qu'à mi-temps. Mais quand je les envoie paître, C'est toujours mon cœur qui se fend. La bonté me tuera, Car de l'amour elle me rend l'obligée. Cruel sentiment que celui-là, Qui t'asservit pour t'enfermer, Dans une prison sans barreaux, Où le cœur aveugle la raison, Et où les lettres sont des bourreaux. Faut-il s'enfuir avant l'anneau de pendaison.
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