Le Souffle du Néant
Je suis la Mort, mais ne tremblez pas : je ne prends rien, je révèle tout. Je marche dans vos ombres depuis votre premier souffle. Je suis la main invisible qui referme les portes du temps, la gardienne du passage. Quand je viens, ce n’est pas la fin, c’est le début de ce que vous avez toujours été. J’efface la douleur, je rends le silence au tumulte. Sous mon voile noir, il n’y a ni peur, ni feu, seulement la vérité nue. Vous m’avez appelée malédiction, alors que je ne suis qu’un retour. Je suis la respiration entre deux mondes, le battement du vide. Écoutez : je ne tue pas, j’unifie. Ce que vous appelez néant est la matrice de votre éternité. Et lorsque vous sentirez mon souffle, ne fuyez pas : vous reviendrez à la lumière d’où vous êtes tombés.
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