là ou les Lueurs se meurent
N'est-ce pas Cela, ce qui le consume par pléthore? S'y trouver en face, si infiniment proche, nu; S'y trouver en face, si infiniment loin, ru; Cette absence aussi bien présente qu'indolore. L'homéotherme peut-il faire face à ce froid qui le brûle sur place? Ne fut-ce que de le voir le vide de tout espoir. là où le silence ronge les heures, où le visible n'est qu'un leurre. Ni sol, ni ciel, ni lumière, ni repère, Il lévite, loin des étoiles qui paraissent désormais si lointaines. Juste là, ou à des années-lumière, Un Prince noir au parfum florentin* reigne sur ce qui est ou ce qui n'est rien, hante ce qui existe, par Son audacieuse sphère. Isolé de la réalité, il s'est trop rapproché de l'inconnu. Aspiré par son prédateur, il atteint presque l'Infini, Son nom s'efface pour Lui, son cri aussi. Là où le temps n'existe pas, où la durée est infinie, Petit à petit, l'Immensité l'embrasse, Les atomes l'abandonnent, sans lui laisser de répit. Est-ce donc cela, de s'aventurer vers l'inconnu, vers ce qui peut nous détruire sans mots, mais simplement par la vue?
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